Bérénice au sauna
Le soumis arbora un grand sourire pour tendre le cou vers sa maîtresse, qui lui accrocha son collier. Etant géographiquement loin l'un de l'autre c'était un plaisir délicieux de la voir par ce geste reprendre possession de lui.
Il prit les serviettes et la suivit jusqu'aux douches. C'était un rituel maintenant entre eux, à chaque fois que sa maîtresse passait dans la région elle l'emmenait au sauna pour la servir comme il se doit, mais aussi faire découvrir leurs pratiques à des curieux. Ce soir elle n'avait emmené aucun matériel...il ne savait donc pas à quoi s'attendre.
Il exécuta ses tâches habituelles et la lava, puis l'admira pendant qu'elle se plongeait dans le jacuzzi. Elle lui fit signe de la suivre pour la masser. Elle semblait ne plus prêter attention aux mains qui prenaient soin de son cou et de ses épaules. Comme s'il n'était rien de plus qu'un meuble….
Les yeux mi-clos, elle observait les personnes présentes dans le bain de bulles. Beaucoup d'hommes. Elle aurait du choix ce soir…
Elle aimait ce moment où les gens cherchaient à capter son attention, elle en jouait. Certains manifestaient clairement leur curiosité, posant des questions sur cette relation avec son soumis qui leur paraissait étrange. D'autres prirent le parti de faire comme s'il n'était pas là et d'essayer de la séduire comme si elle était venue en femme seule. Et il y avait les timides, ceux qui la regardaient de coin sans oser lui parler franchement. Elle prenait beaucoup de plaisir à être ainsi le centre des activités.
C'est sur un jeune homme assez doux que se porta son choix. Il ne cessait de la regarder mais ne lui parlait qu'avec parcimonie. Pas timide, mais discret et d'un sourire éloquent. Elle menait une conversation à bâtons rompus avec diverses personnes présentes dans le jacuzzi quand elle décida de s'asseoir sur sa proie plus que consentante et de l'embrasser.
Elle se divertit des regards dépités de certains, amusés de certains autres.
Au bout d'un moment elle entraina le jeune homme et son soumis vers la douche. Cette fois elle ne laissa pas son serviteur s'occuper d'elle, il avait juste le droit de la regarder se faire savonner et câliner par son partenaire. Les mains du jeune homme parcourait sensuellement le moindre carré de sa peau. Elle se frottait à lui, l'excitant en même temps qu'elle excitait celui qui était obligé de jouer les voyeurs. Sa place habituelle était à s'occuper du bien-être de sa maîtresse, mais il savait qu'il n'avait rien le droit de dire sous peine d'être puni. Il n'avait aucune envie de se retrouver au coin pendant qu'il l'entendrait s'amuser avec d'autres. Il prit sur lui donc et se contenta de l'admirer tandis qu'elle jouait à faire tourner les têtes. Qu'elle que soit la place qu'elle voudrait bien lui accorder ce soir elle serait un privilège pour lui.
Une fois à l'étage elle choisit une salle avec un grand lit où elle prit place, et un petit où elle installa son soumis avec ordre de la regarder en permanence. Le jacuzzi s'était vidé d'un coup et des voyeurs s'installaient à l'entrée de la pièce. Elle leur donna sa règle : elle ne fermerait pas le rideau pour qu'ils puissent profiter pleinement de la vue, mais ils ne rentreront pas dans la pièce. Ce fut dit avec le sourire mais un regard impérieux qui ne donnait guère envie d'aller outre. Et puis de toutes façons les voyeurs se découvraient l'envie d'obéir…juste pour avoir le plaisir de la faire sourire…
Elle s'allongea sur le lit, l'entrejambe bien visible du public, et le jeune homme vint poser sa tête contre son sexe. Lentement il se mit à la lécher. Elle referma les jambes sur cette tête et l'attrapât par les cheveux, lui faisant accélérer le rythme. Il faisait aller sa langue sur la moindre surface de peau. Puis se concentra sur le clitoris. Elle regardait les mâles présents dans la salle avec intensité et malice. Elle sentait leur excitation grandir, et la sienne en fut décuplée.
Elle libéra la tête, lui permettant d'ajouter deux doigts à sa langue. Les mouvements se firent réguliers. Il redoubla d'efforts quand il sentit la mouille maculer son visage. Il buvait à même la source, tel un assoiffé.
Son soumis avait interdiction de détourner son regard d'elle. Et plus il la regardait plus son plaisir à elle s'accentuait. Et plus il la contemplait plus il se sentait chanceux de lui appartenir. La petite pointe d'envie qu'il avait eu à l'égard du jeune homme au début du jeu avait disparu. Il voyait le regard que les hommes portaient sur elle pendant qu'elle jouissait, leur désir, leur envie de plus, et il en était fier.
Quand elle estima que son partenaire était suffisamment rassasié elle le repoussa. Son visage était trempé et les gouttes dégoulinaient le long de son cou. Elle le fit s'allonger sur le dos.
Ses doigts s'emparèrent du sexe tendu, le caressant, le pressurant…et le griffant légèrement du bout des ongles. Elle sentait les frissons qui parcourraient les voyeurs. Aux frissons s'additionnaient des souffles coupés quand elle fit glisser ses dents le long du sexe, jusqu'à en atteindre le bout qu'elle mordilla. Le jeune homme commença à gémir, pris entre la douleur et le plaisir. Les drôles de caresses se firent plus intenses, plus insistantes. Elle alternait l'effleurement du bout des doigts et la langue avec ses petits crocs et ses ongles. Il y avait quelque chose de très primal dans sa façon de faire. Elle prenait plaisir à faire découvrir son sadisme, aux réactions des hommes présents dans la salle, et son entrejambe en picotait d'excitation. Son partenaire avait envie de jouir mais ne pouvait pas, elle s'arrêtait toujours à temps. Il découvrait des sensations inconnues jusque-là. Il voulait que cette douce torture dure, encore et encore.
Les spectateurs étaient mi-surpris, mi-fascinés. L'un d'eux surtout, qui n'arrivait pas à détourner le regard de la scène. Il était partagé entre l'envie d'être à la place du jeune homme, et la peur de subir la même chose.
Elle l'entendit dire « J'ai mal pour lui », cela la fit sourire. Le jeune homme retrouva assez d'esprit pour répondre qu'il n'avait pas vraiment mal, loin de là.
Elle se pencha davantage sur lui et se mit à mordiller la peau de ses testicules. Un léger éclat de peur vite remplacé par le plaisir parcouru les yeux du jeune homme. Lentement elle prit l'un de ses testicules dans sa bouche et le parcouru de sa langue. Ses sensations étaient telles qu'elle aurait pu lui demander n'importe quoi, il aurait obéi sans réfléchir. Il n'en revenait pas des découvertes qu'il faisait ce soir-là.
Quand elle le libéra elle lui demanda d'expliquer aux voyeurs ce qu'il ressentait. Il était ému, au comble de l'excitation, frustré de ne pas avoir joui et pourtant au-delà du plaisir. Il avait l'impression d'être au bord d'un précipice, à la limite entre la douleur et le plaisir. Il ignorait jusque-là qu'on pouvait éprouver autant de plaisir dans la douleur…
Plus tard dans la soirée elle s'amusa quand on vint lui rapporter que le jeune homme, ayant visiblement du mal à redescendre, parlait beaucoup de son expérience. Et plus encore quand le voyeur le plus curieux l'invita à boire un verre pour faire plus ample connaissance…

